Mémoires ébouriffées
Laurence Deonna

450 pages
format 16x24
ISBN 978-2-84679-236-3

Prix public 20 €

Laurence Deonna est née à Genève en 1937 où elle a passé son enfance et fait son apprentissage de la vie.
Une vie riche, entrecoupée d’hymnes à la vie et de tragédies personnelles.
Quête d’intensité et de fraternité constituent les caractéristiques de son parcours hors du commun.
De là, naîtront son désir du large et son besoin de connaître l’autre. Ainsi on la retrouve sur les routes du Proche-Orient et du Moyen-Orient.
Laurence Deonna s’inscrit dans la lignée des grandes voyageuses : Isabelle Eberhardt, Ella Maillart, Anne-Marie Schwarzenbach.

Ecrivain-reporter, elle bourlingue depuis 40 ans au Moyen-Orient, au Yémen, en Iran, ainsi que dans les républiques musulmanes d'Asie centrale ex-soviétique.
Elle est l'une des plus grandes spécialistes de la femme en Islam.

La matière d'une vie !
Laurence Deonna a fait du voyage la matière de sa vie.
Mais sa sensualité et sa gourmandise lui donnent ce regard si particulier.
Le fait d’être journaliste la rend plus sensible aux enjeux politiques.
Ses photos et reportage nous donnent un aperçu de sa grande humanité.
De ce monde où souffle en permanence le vent de la tragédie, elle nous apporte des analyses géopolitiques pertinentes, un regard qui lui vaudront en 1987 le Grand Prix de l’Unesco.

Sans jamais tomber dans l’exotisme ou le voyeurisme, les reportage de Laurence Deonna témoignent d’une sensibilité grande ouverte sur les différentes cultures, la plupart musulmanes, des pays qu’elle traverse, et d’une conscience aiguë des malheurs de la guerre… Reporter passionnée, elle parvient à entrer dans l’intimité de ceux qu’elle rencontre, les puissants comme les pauvres. Ses images, ses textes sont tour à tour cruels, poétiques, insolites, et bien souvent nostalgiques, tant il est vrai que, chaque jour qui passe, on détruit la beauté sur la terre…

«Mémoire ébouriffée» illustre quarante ans de voyage dans un Orient à la fois aimé et craint par l'auteur. «Les reporters sont aimablement priés de laisser leurs états d'âme au vestiaire.»

Faut-il croire Laurence Deonna quand elle écrit ces mots?
Comment ne pas laisser transparaître ses peurs ou ses joies intérieures, surtout lorsqu'il s'agit de témoigner ? Et comment ne pas trahir ses émotions quand on fixe son objectif sur un corps déchiqueté par un obus ou sur des yeux rieurs serrés dans le carcan d'un foulard islamique ?



Télécharger